L'omniprésence des risques

Lorsque la mort se manifeste brutalement et massivement, la collectivité se mobilise. Dix décès individuels – mort perlée – par jour sur les routes de France font beaucoup moins réagir que si la moitié venait à disparaître d’un coup, comme c’est le cas pour un accident d’autocar.

« Pour les sociétés prémodernes, on ne parle pas encore de risques mais plutôt de dangers. Avec le développement des sociétés modernes, les dangers s’expriment en termes de probabilités, d’occurrences et se transforment de la sorte en risques » (Brunet, 2007).

Le risque est donc le potentiel de conséquences négatives qui, selon les estimations, découlerait d’un danger et la probabilité que se concrétise la capacité du danger à causer des dommages. « La gestion des risques est l’identification, l’analyse et l’élimination (et/ou l’atténuation jusqu’à un niveau acceptable ou tolérable) des dangers ainsi que des risques ultérieurs, qui menacent la viabilité d’une organisation » (OACI, 2006).

Mais paradoxalement : « Lorsqu’il s’agit de définir des risques, la science perd le monopole de la rationalité. Les différents acteurs de la modernisation et les différents groupes exposés au risque ont toujours des objectifs, des intérêts et des points de vue concurrents et conflictuels. […] La prétention qu’ont les sciences, par souci de rationalité, à informer objectivement de l’intensité d’un risque ne cesse d’être désavouée » (Beck, 1986).

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